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samedi 24 juillet 2021

NAGAARUM - Covid Diaries [CHRONIQUE]


 NAGAARUM
Covid Diaries
CD Digipack
Coproduction
Aesthetic Death / NGC Productions
2020

Origine : Hongrie
Style : Experimental / Dark Ambient Metal


NAGAARUM est une formation hongroise pratiquant originellement une sorte de Black/Doom Metal  avant-gardiste, aux sonorités souvent assez déroutantes puisqu'évoluant allègrement entre progressif et  psychédélique. Bref, une musique atypique qui, a défaut d'être facile d'accès, a en tout cas le mérite d'être originale, et de procéder d'une démarche artistique toute personnelle.

Marquées par le concept d'une actualité particulièrement anxiogène, les six longues plages de ces agendas du Covid nous plongent cette fois encore plus profondément au coeur des tortueuses galeries de l'expérimentation. Tout aussi glaçantes que glaciales, dépourvues de toute trace d'humanité, elles constituent un  univers sonore cauchemardesque dont sourdent d'oppressantes sensations d'angoisse, de peur et  d'isolement. Claustrophobiques à souhait, il ressort de ces atmosphères morbides une impression dérangeante de vie arrêtée, de néant, d'étouffement,  d'enfermement prolongé confinant à la folie. C'est qu'il s'agit en fait - on s'en serait douté - de la bande-son du confinement et de ses névroses en gestation...

dimanche 29 novembre 2020

ARIANRHOD - Pour ta Nation ! [CHRONIQUE]

 

ARIANRHOD
Pour ta Nation !
MCD
Musique & Tradition
2003

Origine : France
Style : RAC Metal


Baptisé du nom d'une importante déesse lunaire issue du panthéon 
celtique gallois,  ce combo de RAC parisien aujourd'hui inactif avait en son temps, par ses prestations scéniques, su se faire remarquer du public skinhead et natio, et a depuis lors gardé une certaine renommée grâce à deux albums sortis ultérieurement, "La Mort des Peuples" (2007), puis "Notre Camp" (2010). 

Sorti en 2003 sur le défunt label Musique & tradition, mémorable pour avoir notamment réalisé en son temps certains opus devenus de véritables classiques comme "Jeunes et Européens" d'ULTIMATUM, "Aux Armes !" de CHEVROTINE ou encore le premier album "Planet ZOG : The End" d'AD HOMINEM, "Pour ta Nation !" constitue donc le premier EP d'ARIANRHOD, le disque par lequel tout a commencé. 

Au programme, quatre morceaux d'un RAC pêchu, dominé par un gros son de guitare par moments un peu métallisant et un puissant martèlement de batterie,  sur fond de vocaux en français déclamant des paroles radicales et sans concession. Si les compositions sont simples, elles n'en sont pas moins efficaces et percutantes. Et même si l'ensemble reflète l'amateurisme quelquefois un peu bancal d'un groupe qui fourbit là ses premières armes, même si la voix ne parait pas toujours très synchro avec la musique,  il n'en émane pas moins des relents d'authenticité et de spontanéité particulièrement plaisants et stimulants, d'autant plus que le message délivré par les textes est sans équivoque.

Les amateurs du genre ne doivent donc pas passer à côté des derniers exemplaires disponibles. Profitez-en tant qu'il en est encore temps...
Notons pour terminer que l'ordre des morceaux est erroné, tel qu'il est indiqué à l'arrière du CD. Vous trouverez donc ci-dessous la tracklist rectifiée.

Brown Vermin

mercredi 8 avril 2020

GARM : Darkwave / Electro-Industrial [CHRONIQUE]

GARM
s/t

CD

Autoproduction
2020


Origine : Bretagne  / France
Style : Darkwave / Electro-Indus



GARM est un duo de la région nantaise qui vient, en cette période ô combien troublée de la fin mars 2020, de donner naissance à son premier album éponyme. Sont donc ici rassemblées neuf pistes d'un style hybride, alliant de manière diablement efficace les envolées d'une Darkwave de très bonne facture aux sonorités à la fois synthétiques et plus abruptes d'un Electro-Indus fort bien maîtrisé, avec même par moments quelques puissants relents d'un Metal industriel du plus bel effet.

Constituée de Gaël Caudoux (chant et textes) et de David Enrique (guitare et MAO), la jeune formation parvient en effet à effectuer une fusion très réussie entre instrumentation organique et ressources trop souvent sous-estimées d'une machinerie informatique à haut potentiel. Le résultat est si convaincant que l'on peine à croire que l'électronique y contribue de manière si importante, signe certain de son emploi à bon escient. Les neuf compositions se font tour à tour glacées, éthérées, irréelles et hypnotiques, oscillant adroitement entre pesanteur de mélodies assombries et rythmiques cadencées, renforcées par d'implacables  riffs de guitare.

lundi 9 mars 2020

MAÏEUTISTE - Veritas [CHRONIQUE]

MAÏEUTISTE
Veritas

CD Digipack

Les Acteurs De L'Ombre
2019



Origine : France
Style : Black/Doom/Progressive Metal


On entend par maïeutique ce qui a trait à l'accouchement, à l' "art" de mettre au monde. Par analogie, ce même terme désigne en philosophie une méthode dialectique dont la paternité est attribuée à Socrate, et qui consiste grosso modo à amener l'interlocuteur à exprimer ouvertement des "vérités" qu'il porte déjà en lui-même de façon plus ou moins consciente. Dans les deux cas, l'idée est donc à peu près analogue : faire émerger ce qui est enfoui pour l'amener à la lumière, que celle-ci soit celle de la Connaissance ou de la Vie.

De par son nom même, MAÏEUTISTE affiche donc toute la singularité de sa démarche artistique, cette formation lyonnaise plutôt atypique n'hésitant pas à mettre en avant les références littéraires et les concepts philosophiques qui marquent les textes de ses chansons. Mais cette singularité, loin de se borner au fond conceptuel de l'oeuvre, en marque tout aussi profondément la forme musicale. En effet, bien qu'étant fondamentalement issu du creuset Black Metal, MAÏEUTISTE a osé s'affranchir des codes convenus du genre, au point de s'être forgé un style tout personnel enrichi d'apports divers, venus en partie du Doom Metal, et en partie du Metal progressif.

dimanche 24 novembre 2019

GEVAUDAN - Viles Contrées [CHRONIQUE]

GEVAUDAN
Viles Contrées

Cassette

Share Your Pain Records
2019


Les 50 (!!) malheureux exemplaires du CD s'étant bien évidemment retrouvés épuisés en un rien de temps, j'ai donc eu l'insigne honneur de compter au nombre des 40 (!!!)  privilégiés recevant la version K7. Seulement le hic, c'est que mon ultime lecteur de ce support antédiluvien a justement eu la brillante idée de rendre l'âme à ce moment-là ! Il faut dire qu'il avait fait son temps le bougre, ayant plus qu'honorablement rempli son office plus de deux décennies durant... Même si je ne m'en servais plus guère depuis un bail. Mais qu'à cela ne tienne, je n'allais tout de même pas lâcher le morceau si facilement, juste à cause des défaillances d'une technologie dépassée. Ni une, ni deux, je me suis aussitôt arrangé pour télécharger l'ensemble des morceaux en MP3. Et c'est ainsi -une fois n'est pas coutume, cas de force majeure oblige- que je me base donc finalement sur ce format virtuel pour en dire quelques mots.


 A ne pas confondre avec le projet Electro-Trance du même nom initié dernièrement par le chanteur de BUNKER 84 (voir ici), le GEVAUDAN dont il est présentement question est quant à lui un one-man band mené par le sieur MT, Vendéen d'origine établi en Bretagne depuis une bonne quinzaine d'années. Toute l'instrumentation et le chant sont donc assurés par lui, assisté simplement d'un logiciel de batterie, et de l'apport ponctuel, sur un titre (Cimetière), d'un orgue joué par son ami Theusz, lequel oeuvre ordinairement dans les registres de l'Indus martial et de la Synthwave. 

Au menu de ce premier mini-album six titres complétés d'une intro et d'une outro, 36 minutes d'un Black Metal  dit "rural" et plutôt DIY (comme on dit), plus ou moins dans la même veine que PESTE NOIRE et autre SALE FREUX, formations représentatives de ce sous-courant. Mais là où les performances de ces deux derniers ne m'ont à vrai dire jamais parlé (désolé pour ceux qui aiment, mais ce n'est franchement pas ma came), GEVAUDAN a ce petit quelque chose en plus, celui qui fait que je supporte l'écoute intégrale de l'opus sans déplaisir rédhibitoire. Et c'est là, je vous prie de le croire, un avantage non négligeable sur les références précitées... A mon sens, en dehors d'un son brut, de paroles en français et peut-être de quelques similitudes de fond,  somme toute purement conceptuelles, cette filiation se limite à peu de choses, tant la forme diffère.

samedi 26 octobre 2019

KETCH - The Anthems of Dread [CHRONIQUE]

KETCH
The Anthems of Dread

CD Digipack

Aesthetic Death
2016


 Belle initiative d'Aesthetic Death Records avec ce pressage à 1000 exemplaires d'un digipack rassemblant sur le même CD les 6 titres de l'album du même titre initialement sorti quelques mois plus tôt en 2016, et les 4 titres de l'EP éponyme initialement autoproduit par le groupe en 2014. Ainsi baptisée d'après le nom de Jack Ketch, bourreau anglais de la seconde moitié du XVIIème siècle dont la macabre célébrité est due au caractère particulièrement sordide des exécutions publiques auxquelles il a en son temps procédé, KETCH est une formation du Colorado réunissant les talents de membres issus du groupe de Black/Doom STOIC DISSENTION, du groupe de Death/Grind ONE PER COFFIN,  ainsi que du groupe de Doom Metal psychédélique THE FLIGHT OF SLEIPNIR

 Au menu, une combinaison de Sludge et de Doom-Death Metal de très bonne facture, alliant avec une redoutable efficacité la puissance du son, la pesanteur des rythmiques, la noirceur des atmosphères et l'agressivité de vocaux incisifs qui oscillent et alternent constamment  entre Thrashcore furieux, growls inhumains et gutturaux de type Death Metal et vociférations démoniaques façon Black Metal. Le tempo général est plutôt lent comme il se doit, marqué par une lourdeur écrasante et soutenu par des riffs qui, sans être d'une originalité transcendante en matière de Doom et de Sludge, ont toutefois le mérite de faire brillamment honneur à la tradition.

dimanche 20 octobre 2019

MEKIGAH - Litost [CHRONIQUE]

MEKIGAH 
Litost
CD

Aesthetic Death
2014


La chose n'étant en soi guère courante, mettons le cap sur la Tasmanie, une grande île montagneuse isolée et sauvage, battue par les vents océaniques et perdue à 200 kilomètres au large des côtes sud-est de l'Australie. Au coeur des  profondeurs humides et ténébreuses de ses luxuriantes forêts se terrent d'hallucinantes entités musicales  rivalisant toutes d'étrangeté, et ayant en commun de ne guère ressembler à ce qui se fait ailleurs. Parmi elles citons à titre d'exemple ThrOes, projet de Metal extrême inclassable dont Aesthetic Death a d'ailleurs également produit un album en 2016. Mentionnons aussi bien évidemment STRIBORG, qui oeuvrait primitivement dans le registre d'un Black Metal brut, cauchemardesque et complètement autistique, avant de se reconvertir dans un Dark Ambient minimaliste et spectral, tout aussi cauchemardesque.

Et pour faire honneur à la tradition de grande bizarrerie qui semble être devenue norme sur cette mystérieuse
île des antipodes, voici donc venir MEKIGAH, dont Litost, sorti en 2014, constitue le troisième album.

Le style de MEKIGAH sort à ce point des sentiers battus qu'il est pour ainsi dire impossible de la catégoriser précisément en le rangeant dans telle ou telle case convenue d'avance. Et à vrai dire, rien n'est véritablement convenu d'avance avec ce groupe énigmatique qui semble tout droit sorti d'un autre monde, son caractère fondamentalement avant-gardiste et expérimental le rendant imprévisible non seulement d'un disque à l'autre, mais même d'un morceau à l'autre... Alors à quoi donc s'attendre ici, globalement ? Entre Dark Ambient et musique de film d'angoisse ou d'épouvante, post-industriel aux sonorités saturées,  et Doom Metal agrémenté ça et là de quelques notes de Folk assombrie (guitare sèche, piano, violon...), il s'agit d'une expérience pour le moins singulière qui invite à l'introspection et au voyage psychique, sur fond d'atmosphères singulièrement oppressantes.

vendredi 18 octobre 2019

DEVIATE DAMAEN - In Sanctitate, Benignitatis Non Miseretur ! [CHRONIQUE]

DEVIATE DAMAEN
 In Sanctitate, Benignitatis Non Miseretur !

CD

Masked Dead Records
2019

D'entrée de jeu, avec une très longue intro de spoken words qui ouvre l'album en s'étalant sur près de dix minutes, ce n'était pas gagné. Je n'ai pu m'empêcher de penser que chroniquer une telle oeuvre relevait de la gageure pour quiconque ne maîtrise pas la langue de Dante... ce qui est précisément mon cas. Et l'exercice semblait se corser d'autant plus que la musique, débutant enfin, sort à ce point des sentiers battus qu'elle parait complètement délirante et décousue, caricaturale et grandiloquente, comme si elle ne relevait finalement que de la farce, de la parodie... Premières impressions pour le moins mitigées, donc. Mais celles-ci allaient par la suite se nuancer au point de quasiment s'inverser, comme on pourra le voir en lisant ce qui suit.

DEVIATE DAMAEN est à peu près inconnu sous nos cieux, et en ce qui me concerne, je n'en avais d'ailleurs jamais entendu parler auparavant. Le groupe, notamment connu pour son discours  politiquement incorrect, n'est pourtant pas un nouveau venu, puisqu'il a réalisé son premier album voici déjà vingt ans chez Avantgarde Music, et qu'il bénéficie en outre depuis déjà longtemps d'une certaine notoriété au sein du public transalpin. Non pas qu'il s'agisse d'un nom célébrissime en Italie, mais il fait néanmoins figure de formation culte auprès d'un certain nombre de connaisseurs. Et c'est donc à Masked Dead Records, label underground italien qui s'est spécialisé dans l'édition d'artistes avant-gardistes et volontiers atypique, qu'échoit l'honneur de réaliser ce nouvel -et quatrième- album. La présentation du CD est soignée, et il est accompagné d'un somptueux livret de 16 pages comprenant photos, illustrations diverses, intégralité des paroles et plus encore.

Entrons à présent dans le vif du sujet, en abordant un style qu'il est plutôt difficile de décrire, et qui ne saurait se résumer à une étiquette très précise, aussi improbable et composite soit-elle.

samedi 18 mai 2019

FRAKASS : "Frakass le Système" Vol. II [CHRONIQUE]

FRAKASS
Frakass le Système
Volume II

Double CD Digipack

Martel en Tête
2018




Second volume de l'anthologie Frakass le Système, dont le premier volet avait déjà fait l'objet d'une chronique sur WARDANCE, et qui, comme son prédécesseur, se présente sous la forme d'un double CD digipack au format DVD. Celui-ci s'attache donc à retracer la seconde partie, comprise entre 2011 et 2015, de la discographie du groupe, et se compose non seulement d'extraits d'albums, mais aussi de quelques titres inédits ne figurant pas sur ces derniers.

mercredi 8 mai 2019

NOUVELLE CROISADE - Nouvelle Croisade + Bonus [CHRONIQUE]

NOUVELLE CROISADE
Nouvelle Croisade + Bonus Répète 1989
CD

Autoproduction
2014

Je ne pense pas qu'il soit vraiment nécessaire de présenter NOUVELLE CROISADE...

A l'intention des néophytes qui en entendraient parler pour la première fois, rappelons toutefois que cette formation française de la fin des années 80 et du tout début des années 90 fut l'héritière et la continuatrice directe des grands fondateurs de la scène R.A.C. française apparus peu auparavant, comme BUNKER 84, LEGION 88, KONTINGENT 88 et consorts. Le style s'y apparente d'ailleurs plus ou moins, tant dans
dans la forme que sur le fond, et en dépit d'une discographie pour le moins succincte, puisqu'elle se résume en tout et pour tout à une K7 démo, un 45trs et trois apparitions sur une compil 33trs, le groupe aura su marquer sa génération et passer à la postérité.

jeudi 24 janvier 2019

ALIEN SEX FIEND - Possessed [CHRONIQUE]


ALIEN SEX FIEND

Possessed

CD

Cherry Red Rds
2018


A vrai dire, on n'y croyait plus trop. Depuis le temps... 
Et pourtant, le miracle se produit enfin : le bon vieil ALIEN SEX FIEND est de retour ! 
Ou presque, pour être plus exact.

Depuis 1995-1996, je dois avouer que les productions du groupe ne m'avaient franchement plus transporté d'enthousiasme, et cet aveu doit être pris comme un euphémisme.
Si, sur les albums Information Overload (2004) puis Para-Abnormal (2006), quelques rares et timides indices sonores avaient déjà pu laisser vaguement entrevoir la possibilité d'un éventuel retour aux sources d'ASF dans un futur indéterminé, le compte n'y était pas encore, loin de là... Il aura fallu attendre l'an 2010, avec l'album Death Trip, pour que le revirement tant attendu commence véritablement à prendre forme et à se concrétiser. Puis silence radio les huit longues années suivantes... jusqu'à l'avènement de Possessed, avec lequel le légendaire combo persiste et signe. Ce dont ne pourront que se réjouir les vieux fans, dont je suis.

vendredi 18 janvier 2019

MOONREICH - Fugue [CHRONIQUE]

MOONREICH
Fugue
Digibook CD
Les Acteurs De l'Ombre
2018



Présenté sous forme d'un luxueux digibook de 16 pages, et ayant par ailleurs fait l'objet d'un pressage vinyl double LP gatefold, Fugue est le quatrième album de cette formation française. Celle-ci était à l'origine le projet solo de son maître d'oeuvre Weddir, mais à la faveur d'un line up resté stable depuis déjà un petit moment, elle tend de plus en plus à devenir un groupe à part entière.


La fugue étant le nom d'une forme de composition en matière de musique classique, ce titre ne doit toutefois pas induire en erreur quant à la nature de l'oeuvre. MOONREICH nous assène en effet ici sept longues pistes d'un post-Black Metal particulièrement rageur et torturé,  se caractérisant à la fois par des structures tirant sur le Metal progressif, mais aussi et surtout par une touche post-Hardcore très marquée. Celle-ci se manifeste entre autres, et de manière très présente tout au long du disque, au niveau de vocaux hurlés et écorchés que le mixage met très en avant. Il est donc clair que, pour apprécier réellement cet opus, il est à mon humble avis indispensable de ne pas être allergique à ces sonorités typiquement "hardcoresques", qui sont ici tellement prononcées qu'il serait pour le moins illusoire de chercher à en faire abstraction.

samedi 20 octobre 2018

GEVAUDAN - Imperium [CHRONIQUE]

GEVAUDAN
Imperium

CD Digipack
Martel En Tête
2018

 Laurent K, de BUNKER 84, nous avait déjà surpris en 2016, avec le premier CD Renaissance de son projet solo Electro-industriel BKR42. Celui-ci, désorientant voire déconcertant les uns tandis qu'il remportait la franche adhésion des autres, avait été fort diversement accueilli par son auditoire (pour mémoire, se reporter à la chronique publiée sur WARDANCE). Le nouveau projet du même homme porte cette fois le  nom évocateur de GEVAUDAN, ce qui n'apparait pas fortuit dès lors que l'on fait le rapprochement entre cette

vendredi 5 octobre 2018

KLAMMER - You have been processed [CHRONIQUE]

KLAMMER
You have been processed

CD

Under Dogz Records
2018


Dans la droite continuité de son second album éponyme sorti en 2016 (et précédemment chroniqué sur Requiem ), le combo de Leeds nous revient avec un second opus longue durée qui, disons-le d'entrée de jeu, fait largement honneur à son pourtant déjà remarquable prédécesseur.

mardi 12 juin 2018

WOLFSANGEL : Wehrwolf Spirit [CHRONIQUE]

WOLFSANGEL
Wehrwolf Spirit
MCD
Autoproduction
2006


Ceci constitue la toute première trace discographique de WOLFSANGEL, formation française de Rock Metal identitaire aujourd'hui en sommeil, basée dans les environs de la ville de Bourges, et qui tient son nom de la fameuse Rune du Loup, symbolisant à la fois l'essence du loup en elle-même, mais aussi l'esprit de combativité, de résistance et de ténacité qui y est intrinsèquement lié. Une des particularités de cette formation qu'il convient de mentionner, c'est qu'elle

samedi 2 juin 2018

SOLEIL NOIR / WIHINEI RITA : "Fils d'un même Soleil" Split CD [CHRONIQUE]



WIHINEI RITA / SOLEIL NOIR
Hijos del mismo Sol / Fils d'un même Soleil
Split MCD
Pagan War Distro
2017


Les Brésiliens de Pagan War Distro, spécialisés dans le Black Metal -et notamment dans le NSBM- , mettent cette fois la vieille Europe à l'honneur en produisant un split EP franco-espagnol. Voyons donc de plus près de quoi il retourne.

vendredi 20 avril 2018

MISANTHROPIC EXISTENCE : Death Shall Be Served [CHRONIQUE]

MISANTHROPIC EXISTENCE
Death Shall Be Served

CD Digipack
Aesthetic Death
2018


 Premier album de ce groupe anglais basé dans les Midlands, et qui sévit  dans une veine Death Metal old school particulièrement brutale et chaotique, dans la lignée de DEICIDE et consorts. Du Death brut de décoffrage et assombri donc, agrémenté ici et là de quelques touches de Brutal Black Metal. Si l'expérience vous tente, alors préparez-vous à encaisser plus d'une heure non-stop de cris barbares, de grondements furieux et autres vociférations ultra-gutturales, sur fond de rythmes de batterie tachycardiaques et de mur du son apocalyptique.

samedi 14 avril 2018

LEGITIME VIOLENCE : Défends [CHRONIQUE]

LEGITIME VIOLENCE
Défends
CD Digipack
Martel en Tête
2017

 Dès les premiers instants, le disque s'ouvre sur une longue intro de plusieurs minutes compilant des extraits radiophoniques et audiovisuels censés mettre en garde les auditeurs - avec un humour tout aussi involontaire que jubilatoire - contre le péril mortel que constituerait la montée en puissance de la "Bête immonde" au coeur de la Belle Province. Et dès lors, aucun doute n'est permis : à en juger par l'accent caractéristique de ces divers commentateurs et intervenants, il apparait clairement que nous avons ici affaire à un enregistrement en provenance directe du pays des caribous. Et quel enregistrement !

 Avec ce nouvel opus, les Québécois de LEGITIME VIOLENCE signent

samedi 17 mars 2018

BKR42 : Renaissance [CHRONIQUE]

BKR42
Renaissance

CD

Martel en Tête
2016


 S'il y a quelqu'un que l'on  ne s'attendait guère à retrouver dans la mouvance Electro-Industrielle, c'était bien Laurent, chanteur de BUNKER 84. Mais que l'on n'aille toutefois pas se méprendre quant au titre de de premier opus de BKR42. Il ne s'agit nullement ici de l'improbable résurrection de ce qui porte clairement la marque de son temps, mais bel et bien de renaissance, en ce sens qu'il est question de renaître sous une forme

samedi 24 février 2018

BUNKER 84 : Totale Studio Collection 1987-1988 [CHRONIQUE]


BUNKER 84
Totale Studio Collection

Double CD Digipack

Martel en Tête
2017


 Encore une excellente initiative à porter au crédit de Martel en Tête, et non des moindres, puisqu'il s'agit cette fois de la réédition officielle de l'intégrale d'un des plus grands noms de la scène R.A.C. française des années 80. Et quelle réédition ! Nantie d'une très bonne qualité sonore comme d'un packaging de qualité, celle-ci se place d'emblée très au dessus de tous les mauvais bootlegs, parfois réalisés à partir du simple piratage d'un vieux vinyl ("pittoresques" craquements et son étouffé à la clé), qui ont pu circuler de temps à autres sous le manteau ces vingt dernières années. Oubliez donc tous ces médiocres bricolages au rabais : place à l'authentique, au vrai, à l'échelon supérieur.

 Se présentant sous la forme d'un somptueux digipack à trois volets au format boîtier DVD, orné d'une
figuration épique et très évocatrice de Jeanne d'Arc pour un artwork de toute beauté, ce double CD réunit pas moins de